25.03.21

Blogue du président : Ce que j’ai appris de la dernière année

Par Rémi Racine

Il y a maintenant un an, l’Organisation mondiale de la santé déclarait que la COVID-19 avait atteint l’ampleur d’une pandémie, déclenchant du coup le confinement qui continue de bouleverser le quotidien de millions de personnes partout dans le monde. 

Quand on repensera à ce jalon historique, c’est l’onde de choc qu’a provoqué la perte de millions de vies aux mains de la COVID-19 qui nous viendra à l’esprit, sans compter les innombrables personnes qui ont souffert, tant sur le plan physique que mental, au cours des douze derniers mois. Parallèlement, il faut prendre le temps de s’émerveiller devant les exploits de la science moderne qui a réussi à développer, en moins d’une année, non pas un, mais plusieurs vaccins pour nous aider à combattre le virus et à sauver des vies. C’est donc avec des sentiments partagés que je réfléchis au sens que prendra l’année qui vient de s’écouler – tant pour nos concitoyens que pour Behaviour et le secteur des jeux vidéo en général. 

Les héros à l’honneur  

Sur le plan collectif, la pandémie nous a fait prendre conscience de l’apport inestimable de nos travailleur.euse.s essentiel.le.s, des chauffeur.euse.s d’autobus aux commis d’épicerie, en passant par les femmes et les hommes courageux qui travaillent dans nos hôpitaux, dont ma fille. Quand les choses se corsent, c’est sur cette minorité discrète que compte la majorité pour s’en sortir.  Je ne peux qu’espérer que le soutien et le respect qu’ils méritent pleinement ne s’effaceront pas au fur et à mesure que s’éloignera la menace de la COVID-19. 

Sonnette d’alarme 

L’année qui vient de s’écouler a également mis en évidence les lacunes des institutions chargées de planifier et de protéger nos sociétés en temps de pandémie ainsi que les défaillances de nos systèmes de santé et d’éducation. De toute évidence, nous n’étions pas prêts, alors que nous aurions dû l’être. Ce qui est certain, c’est que nous sommes désormais pleinement conscients des besoins immenses de notre système de soins de santé et de nos écoles. Dorénavant, nous ne pourrons plus fermer les yeux. 

Partager notre bonne fortune 

L’expérience de Behaviour, et, plus largement celle de l’industrie du jeu vidéo au cours des douze derniers mois, est l’une des rares bonnes nouvelles à émerger de la pandémie. Notre secteur a démontré sa résilience face à la récession et a même réussi à poursuivre sa croissance. C’est un accomplissement qu’on hésite à mettre de l’avant, mais il est bon de savoir que nos jeux vidéo ont été une source de réconfort, de camaraderie et de plaisir pour des millions de gens au cours de cette période autrement stressante et anxiogène.

Comme entreprise, notre approche humaine des affaires est source de grande fierté. C’est pourquoi il est si primordial pour nous de partager la chance que nous avons, en prenant soin des membres de nos équipes et en donnant un coup de pouce aux hôpitaux et aux organismes communautaires de Montréal, notre ville.

En tant que président, il m’incombe de rassurer nos équipes et de veiller à ce que nous restions fidèles à nos valeurs. J’ai introduit un courriel hebdomadaire pour prendre des nouvelles de tout le monde à la maison et les rassurer en leur disant qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ont du soutien et que nous sommes tous ensemble dans cette situation. J’ai aussi augmenté la fréquence de nos traditionnels petits déjeuners avec les collègues, la seule différence étant qu’ils ont eu lieu en ligne plutôt qu’autour d’un bon repas cuisiné dans notre cher bEstro. À l’échelle communautaire, Behaviour a versé des fonds urgents aux banques alimentaires et à plusieurs organisations caritatives dont les sources de financement ont été décimées par la pandémie. Nous avons également apporté un soutien financier à divers programmes dans des hôpitaux montréalais ainsi qu’à la recherche sur la COVID-19. 

L’opération que nous avons mise en place pour remettre notre cadeau de Noël en main propre à tous les membres de nos équipes travaillant à domicile demeurera l’un des points forts de l’année. Je n’ai pas hésité à prendre part à cette opération de livraison spéciale pour profiter d’un rare contact en personne avec les collègues. Ce fut une expérience merveilleuse qui a su capter à la fois l’esprit de la saison et l’essence de Behaviour que je ne suis pas prêt d’oublier ! 

Deux leçons clés 

En rétrospective des 12 derniers mois, deux leçons essentielles se dégagent.

La première est que le télétravail fonctionne réellement. Pour être honnête, je n’y aurais jamais cru si la pandémie ne nous y avait pas contraints. Je suis de nature sociable et le bureau a toujours été un lieu convivial par excellence. L’énergie créative qui propulse Behaviour y est palpable et le fait de jaser avec les collègues et de voir nos équipes en action tous les jours est pour moi une source d’inspiration. Avant la pandémie, dire que je ne croyais pas au travail à domicile et que je le trouvais improductif par nature serait un euphémisme. Les douze derniers mois m’ont cependant grandement prouvé que j’avais tort ! Le rendement et le professionnalisme de nos équipes en dépit des circonstances m’ont convaincu que nous pouvons être tout aussi efficaces à la maison. Même lorsqu’il sera jugé sécuritaire pour l’ensemble des membres de nos équipes de retourner au bureau, le travail à domicile restera une option permanente chez Behaviour. 

La seconde grande leçon à tirer est que les entreprises survivent grâce à la force de leurs équipes. Même dans un secteur coriace comme le nôtre, le succès dépend d’une équipe formidable et c’est précisément ce que nous retrouvons chez Behaviour. En tant que président, ma force est d’aller voir les gens à leur bureau, de les rencontrer en salle de réunion. Comme ces endroits sont actuellement inaccessibles, je suis coincé derrière une caméra et me sens beaucoup moins utile qu’avant. Mon rôle étant réduit, je me fie plus que jamais sur mon équipe, et cette équipe a livré des résultats sans précédent !